đ JE SAIS⊠MAIS JE LE FAIS QUAND MĂME !
#71. đȘ Savoir n'est pas pouvoir. Mon job ? Vous montrer les (vraies) solutions.
đ Hello ! Dans cette Ă©dition, vous apprendrez :
â Les 5 Ă©tapes pour vous dĂ©faire des compulsions alimentaires qui vous semblent insurmontables;
â Pourquoi âsavoirâ ne suffit pas Ă changer un comportement (et pourquoi ce nâest pas que votre faute);
â Ce que votre cerveau cherche Ă faire quand il vous âpousseâ vers les biscuits;
â Un petit exercice simple pour faire pause sans frustration⊠mĂȘme avec un paquet de PĂ©pito sous les yeux;
â que ma mini-BD exclusive permet de mieux comprendre vos conflits intĂ©rieurs (et en sourire un peu).
TrĂšs heureux de vous prĂ©senter cette Ă©dition ! Pour rester au + prĂšs de vos prĂ©occupations, jâai piochĂ© dans le sondage mis en ligne en dĂ©but dâannĂ©e. Lâune dâentre vous mâa rĂ©pondu, quâelle aimerait, je cite :
âRĂ©ussir Ă ne plus me dĂ©vorer un paquet entier de biscuit ou 2 pĂ©pito dâaffilĂ©e, sans faim. Je SAIS que câest Ă©motionnel, je SAIS quâil faut que je mâarrĂȘte respirer... et je le fais quand mĂȘme :)âSi vous aussi vous souhaitez que je dĂ©veloppe un cas pratique, il est encore temps de me le dire, juste ici !
Ok. IntĂ©ressant, je rencontre cette problĂ©matique trĂšs frĂ©quemment en visioâŠ
Analysons ensemble.
Jâaimerais ârĂ©ussir Ă ne plusâ = rĂ©flexe super comprĂ©hensible. Une part de vous dit : âcâest un problĂšme de faire ce que tu fais. Donc, ne le fais plusâ.
Câest comprĂ©hensible, mais le cerveau est inclusif. Il comprend davantage quand on lui dit âajoute un trucâ plutĂŽt que âne pasâ, âĂ©viteâ, âmange moins deâ.
âSans faimâ : je nâai pas assez dâĂ©lĂ©ments de contexte pour vĂ©rifier cela. Si on Ă©tait en consultation, jâaurais probablement posĂ© une bonne dizaine de questions dâexplorations pour quâon vĂ©rifie ensemble ce paramĂštre physiologique.
Scoop : parfois, on ne perçoit pas notre niveau de faim, et pour autant, le corps a faim, il a besoin dâĂ©nergie. Par exemple : les contextes stressants, qui inhibent lâappĂ©tit, ou les contextes dans lesquels la personne est en mode âTGVâ toute la journĂ©e). Dâailleurs, si vous vous sentez coincĂ©.e dans une situation similaire, jâai ouvert de nouveaux crĂ©neaux de consultation pour le mois de novembre.
âJe sais queâŠmais je ne le fais pasâ = le coeur du sujet !
Alors alors⊠Suffirait-il de savoir pourâŠfaire ?
RĂ©ponse rapide : â NON (Mais, ce serait cool) :
- on sait quâon nâa pas faim, mais on rouvre quand mĂȘme le frigo.
- on se promet dâaller se coucher tĂŽt, et on scrolle jusquâĂ 1h du matin.
- on se dit âje rĂ©ponds juste Ă ce mailâ, et on bosse encore une heure plus tard.
- on dit ânon non, tâinquiĂšte ça vaâ alors quâĂ lâintĂ©rieur, ça dĂ©borde.
- on lit des livres sur le lĂącher-prise, tout en continuant Ă se juger.
- on veut mastiquer, mais on mange illico presto et sans délais.
Je pourrais continuer Ă lâinfini ! Mais Ă la place, je vais rĂ©pondre Ă la problĂ©matique :)
Savoir nâest pas pouvoir. Sinon, les psychologues rĂ©guleraient toutes et tous leurs Ă©motions pile poil et aucun de nous nâaurait de comportements anti-Ă©cologiques (ce qui est loin dâĂȘtre le cas!).
Il y a environ 1000 clĂ©s dâentrĂ©e pour ce cas pratique, mais je me limite aux donnĂ©es que jâai. A savoir : la personne nâa âpas faimâ. Et dit que câest âĂ©motionnelâ.
1.Comment fonctionne notre cerveau dans cette situation ?
Le cerveau Ă©motionnel (systĂšme limbique) et le cerveau rationnel (cortex prĂ©frontal)1 ne fonctionnent pas Ă la mĂȘme vitesse ni avec la mĂȘme puissance en situation de stress. Quand lâĂ©motion est lĂ :
đïž Le cerveau limbique est Ă 200 km/h
đ Le cortex prĂ©frontal (celui qui âsaitâ) est Ă 20 km/h
Donc, oui, onâŠâsaitâ. mais le systĂšme nerveux, lui, est dĂ©jĂ en train de chercher la rĂ©gulation la plus rapide, la plus accessible, et celle qui marchĂ© dans lâimmĂ©diat les 10 derniĂšres fois : la nourriture.
Ce quâon fait, nous : on le/se blĂąme : âmais tâes c*n ou tâes c*n ? ça va rien tâapporter, Ă part des kilos. Tâes nul.le. Tu sers Ă rien. Tu SAIS et tu le FAISâ.
ConsĂ©quences : on se retrouve comme un lapin pris dans les phares dâune voiture. On âfreezeâ.
Ce qui me semble prĂ©fĂ©rable : remercier le cerveau. En mode, âmerci cerveau, merci dâĂȘtre lĂ et de veiller Ă mon Ă©quilibre psychique. De faire ton jobâ. Et oui ! Il perçoit que vous nâĂȘtes pas bien, que ce moment est difficile Ă traverser et il vous propose des solutions rapides de rĂ©gulation Ă©motionnelle. Aller contre ce mĂ©canisme va juste rajouter de la lutte Ă la lutte. Je vous le concĂšde, câest contre intuitif, mais ça aide pour la suiteâŠ.
2.La palatabilitĂ© de lâaliment
Si notre cerveau (et notre coeur, et notre corpsâŠ) Ă©prouve du plaisir Ă faire une activitĂ©, il va de lui-mĂȘme rĂ©-opter pour cette activitĂ© la prochaine fois. Logique !
La palatabilitĂ© dâun aliment, câest le fait quâun aliment soit agrĂ©able au palais. Quâil le flatte (comme Blaze, le valet, dans le film âLa folie des grandeursâ). Câest un peu le âpouvoir de plaisir dâun alimentâ, ce mĂ©lange subtil de gras, de sucre, de sel, de texture fondante ou croustillante qui stimule les circuits de rĂ©compense du cerveau.
Je vous ai fait un audio pour vous expliquer plus en dĂ©tail la philosophie de ces produits + pourquoi ce âjâarrive pas Ă mâarrĂȘterâ est NORMAL :


