Charly's Kitchen, mieux manger, sans pression !

Charly's Kitchen, mieux manger, sans pression !

Le repas de Noël qui vous laisse (enfin) respirer

#74. Orga, recettes, un brin de psycho : je vous montre comment faire simple, bon, et tranquille. Promis, ça va rouler tout seul.

déc. 15, 2025
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Cameron Diaz a peut-être trouvé LE moyen de passer un BON NOËL :)

Je débloque tous les bonus

👋 Hello !

je publie cette news quelques jours avant le vendredi, pour que vous puissiez vous organiser…

Ah, nous y voilà, les fêtes de fin d’année, la magie de Noël, la joie et… la course aux cadeaux. Les déplacements. Le bruit. Le toujours plus….

Nous y voilà.

Déjà, posons le décor. Etes-vous comme 4 français sur 10 (39 % selon un sondage Opinion Way de cette année) qui trouvent que Noël est la période la plus stressante de l’année ? Répondez à ce sondage :

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Il y a une semaine, j’ai posé une question à mes abonné.e.s premium dans le chat :

➡️ Répondre au chat est la meilleure façon d’avoir une newsletter qui colle à vos préoccupations. Cette édition le prouve une fois de + !

Je pars de vos réponses pour cette édition de fêtes de fin d’année. Commençons avec Noa :

En ne cherchant pas forcément à les convaincre, à mon sens. Vous mettez le doigt sur un vrai sujet de société : la surenchère alimentaire pendant les fêtes = THE tradition incontournable, que ce soit sur la nourriture ou les cadeaux !

Ce modèle peut être + ou - ancré selon les usages familiaux, selon que repas tous ensemble = preuve d’amour, d’effort, d’attention…Selon la mémoire affective aussi : est-ce que si j’enlève ça ou ça de mon repas, j’enlève une part de ma Madeleine de Proust, ou de celles des autres? Personnellement, je sais que si je demande un Noël full végé à ma famille, ça enlève beaucoup de leur Madeleine. Pas envisageable pour l’instant. Enfin, il y a aussi le biais de statut quo : “Oh, ça va, on a toujours fait comme ça. Alors pourquoi tu veux tout changer ?” = et oui, amorcer un changement, ça a un coût.

1.Si ce modèle ne fait plus sens pour vous, peut-être que vous pouvez commencer à le dire, non ?

Je vous pose ça là, mais faites avec vos mots, à vous : “En vrai, quand je pense aux repas de Noël qui s’étalent sur plusieurs heures avec beaucoup de plats (observation), je me sens un peu dépassé·e et parfois frustré·e (sentiment), parce que j’ai besoin de simplicité et de vraiment profiter des moments ensemble sans être épuisé·e (besoin). Est-ce que ce serait possible d’envisager une version du repas plus légère cette année ? (demande)”.

2.Si vous ne sentez pas prêt.e pour la Communication Non Violente (CNV) vous pouvez aussi proposer des micro changements, année par année, par exemple sur l’apéro et les desserts pour commencer, tout en continuant à verbaliser vos besoins, ou avec ironie : “euh, tu sais que l’apéro c’est censé ouvrir l’appétit?”

3.Avec tact et douceur, vous montrer pro-actif.ve, dans les tâches qui font que le repas s’étire. Cf commencer à faire chauffer les plats avant de passer à table, vous lever et débarrasser les assiettes de l’entrée si tout le monde a fini. Parfois on gagne 20 bonnes minutes comme ça. Avec tact, hein. Une fois je me suis fait toper par mon oncle : “Mais Charly, t’as un train ou quoi ? On n’est pas aux pièces, là”. Hum, avec tact, on a dit.

4. You can leave. Désolé/pas désolé, c’est un peu provoc’. Mais si vous avez expliqué votre ressenti/vos besoins + formulé une demande sans agressivité, que les micros changements n’ont pas du tout été entendus, vous avez aussi le droit de partir, si ça vous gonfle de rester. Je ne vous le souhaite pas et ne vous y incite pas, mais c’est aussi une manière de redire vos besoins, avec des actes. Qu’en pensez-vous ?

Laissez un commentaire.

Alley, explorons la question de :

Omg, très belle question qui me met bien dans l’embarras, ah ah ah !

Quels souvenirs j’ai des Noëls où ma mère ne faisait que des allers-retours en cuisine et mangeait tiède ou froid, où ma tante Odile (R.I.P tata Odile) restait sur son tabouret dans la cuisine à attendre que “ça chauffe”. Sans oublier les engueulades : “mais pourquoi tu fais ça? Ah non, moi c’est PAS DU TOUT comme ça que je fais cuire les châtaignes, mais alors PAS DU TOUT, ça va être sec, ni fait ni à faire ton truc, c’est dégueulasse, comme ça…”

ZEN. CALME. QUIETUDE.

C’est vrai qu’on se relève 40 000 fois pour aller chercher les toasts briochés et tièdes, le sel, l’eau, le vin, pour débarrasser, faire de la place, découper, servir, re-débarrasser. Peut-être qu’on est pris entre "je ne veux pas faire un Noël où l’on mange tous sur des assiettes en cartons sur nos genoux” et “j’aimerais bien kiffer un peu, moi aussi”.

Je note au passage : c’est une femme qui a posé la question. Et je fais référence moi-même à ma mère et sa soeur. Hum. Voilà voilà…

Bon, j’ai réfléchi. Plusieurs solutions :

1. Prévenir, avec mignonnerie. “Cette année, moi aussi j’ai à coeur de profiter du repas et de ne pas me lever toutes les 5 minutes. J’aurai besoin de vous. “Qui peut m’aider pour faire tel truc?” = nommez les tâches, ne restez pas dans le vague. Ex : “pour couper, servir et s’occuper du réassort du pain”.

1bis. Adapter votre perfectionnisme et votre rigidité. Si votre belle-soeur se propose de faire la sauce de la salade de l’apporter à table, est-ce que c’est ok d’accepter qu’elle mette l’huile AVANT le vinaigre dans la sauce1 ? Sorcière, va de retro ! Je caricature, mais, je me permets de poser ça là. Pas tout maîtriser. Pas tout. Flexibilité. Mon oncle Jacques (anecdote : il a gagné l’Emission “Un dîner presque parfait” sur M6) nous mettait la pression pour que le niveau soit entre 1 et 2 étoiles Michelin. A la fin, c’était souvent sublime, certes, mais en terme de santé mentale, ça nous coutait cher : stress, anticipation, vigilance accrue, culpabilité, peur et impression de mal faire tout le temps. #saoule.

2. Déléguer. Si vous avez des enfants et qu’ils sont suffisamment grands. Si vous avez un compagnon, une compagne, voire certain.e.s invité.es qui se proposent, ils.elles peuvent se relever si vous venez de vous rassoir et que vous avez oublié un truc en cuisine. Si ils.elles ne le font pas d’eux-mêmes, désolé/pas désolé, mais…. dites-leur ! Vraiment.

N’oubliez pas votre objectif : profiter du moment avec les invités.

3.Repartir : en stratégie d’équipe : “je gère tout le solide. Toi, tu gères les boissons” ou “j’amène les plats, toi tu débarrasses, ou l’inverse”. En stratégie séquentielle : telle personne s’occupe de telle séquence du repas, et vous, non, et vice-versa. “Je m’occupe de l’apéro et du plat, toi tu gères l’entrée, les fromages, et le dessert on voit ça ensemble”. Comme ça, chacun.e a des moments + tranquilles pendant le repas.

4.Faire un max de trucs le matin même/24h avant. Cela demande de l’anticipation et de la place (pour stocker ce ce que vous avez préparé). Exemples :

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